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Qixing Wuguan – ECOLE MARTIALE DES 7 ETOILES

Qixing Wuguan – ECOLE MARTIALE DES 7 ETOILES

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TAIJI QUAN

Le Tàijí Quán (太極拳) est un art martial chinois dit « interne » qui se distingue principalement d’un art martial « externe » tel que le Qi Xing Tang Lang Quan par sa méthode d’entraînement. En Tàijí Quán, le travail s’effectue dans la lenteur, parfois même dans l’immobilité, afin d’être à l’écoute des mouvements internes du corps, et mieux comprendre les mécanismes à l’œuvre dans les techniques d’attaque, de défense ou de déplacements.

Ici, pour développer notre force brute, (Lì :力), il faut cultiver une force plus subtile (Jìn : 劲), mobilisée grâce au relâchement (Fàng sōng : 放松). L’intention (Yì :意) joue un rôle prépondérant dans le processus puisque c’est elle qui guide le souffle (Qì : 气).

Comme dans tous les styles de wǔshù, un pratiquant travaillera les fondamentaux (Jī běn gōng : 基本功), les formes à mains nues et avec armes (Tào lù : 套路), les applications martiales (Gōngfáng : 攻防), les exercices de poussées des mains (Tuīshǒu : 推手), ainsi que le combat libre (sǎnshǒu : 散手).

HISTOIRE DU TAIJI QUAN

Plusieurs hypothèses plus ou moins fondées existent pour expliquer les origines du Tàijí Quán.

La première fait référence à un moine taoïste légendaire de la fin de la dynastie Song (960 – 1279), ou du début de la dynastie Ming (1368 – 1644) du nom de Zhāng Sānfēng (张三丰), qui aurait créé le Tàijí Quán à partir de l’observation d’un combat entre une grue et un serpent. Ce dernier, usant de techniques souples, de déplacements circulaires, de mouvements lents et d’attaques explosives, sortit victorieux face à l’oiseau pourtant plus grand et plus robuste. L’attitude du serpent reflétait l’équilibre du Tàijí tú (太极图), symbole du Yin/Yang. A noter que cette version des faits n’est étayée par aucune recherche historique moderne.

La deuxième hypothèse fait référence à un certain Wáng Zōngyuè (王宗岳) qui aurait vécu sous la dynastie Qing (1644 – 1911) et serait l’auteur du Traité du Tàijí Quán (太極拳論), ouvrage essentiel dans la compréhension théorique de cette boxe. Bien que l’identité réelle de son auteur soit contestée, des documents administratifs attesteraient que Wáng Zōngyuè transmit le Tàijí Quán à Jiǎng Fā, qui le diffusa à Chenjiagou.

Les premières traces historiques apparaissent véritablement vers la fin de la dynastie Ming, avec le personnage de Chén Wángtíng (陈王庭) du village de Chénjiāgōu (陈家沟), district de Wenxian dans la province du Henan. Les Annales du district et le Registre généalogique de la famille Chén indiquent qu’il était « expert en boxe de style Chén et fondateur du jeu de l’épée et de la lance ». Les différentes écoles contemporaines de Tàijí Quán (Yang, Wu, Sun) seraient originaires ou héritières de la boxe de style Chén , bien que les principes de cette boxe soient antérieurs à l’appellation Tàijí Quán.

LES STYLES DE TAIJI QUAN

Il existe une multitude de styles de Tàijí Quán, mais les principaux sont :

  • Chén shì (陳式) de Chén Wángtíng (陈王庭)
  • Yáng shì (楊式) de Yáng Lùchán (杨露禅)
  • Wǔ/Hǎo shì (武/郝氏) de Wǔ Yǔxiāng (武禹襄)
  • Wú shì (吳氏) de Wú Quányòu (吴全佑)
  • Sūn shì (孫氏) de Sūn Lùtáng (孫祿堂)
  • Zhào Bǎo shì (赵 堡式) de Jiǎng Fā (蒋发)

Notre école enseigne le Tàijí Quán de style Yáng, c’est donc sur celui-ci que nous nous attarderons désormais.

LE STYLE YANG

Le Tàijí Quán de style Yáng est le plus répandu en occident. Il a été créé par Yáng Lùchán (1799 – 1872), surnommé « Yáng l’invincible ».

Il connut une enfance misérable à Yongnian dans le Hebei avant de se rendre, vers l’âge de dix ans, au village de Chénjiāgōu afin d’y trouver un moyen de subsistance. Là-bas, il étudia la forme ancienne de la boxe de la famille Chén auprès de Chén Chángxīng (陈长兴).

A l’âge adulte, il retourna chez lui et commença à transmettre ce qu’il avait appris. Il eut parmi ses élèves Wǔ Yǔxiāng (武禹襄 1812 – 1880), fonctionnaire au ministère de la justice du Siquan, qui le recommanda pour enseigner sa boxe aux enfants des notables de l’empire Qing. Il gagna ainsi en célébrité et devint l’instructeur d’arts-martiaux attitré du bataillon de la bannière impériale.

Afin de s’adapter à son nouveau public en moins bonne condition physique, il révisa progressivement la forme originelle et la dépouilla de tous les mouvements difficiles. Il retira les sauts, les changements de rythme rapides, les explosions de force (fajin : 发劲) ou les coups de talon dans le sol.

Plus tard, son troisième fils Yáng Jiànhóu (楊健侯 1839 – 1917) apporta ses propres modifications et créa la « forme moyenne ». Encore plus tard, l’un des fils de Yáng Jiànhóu, Yáng Chéngfǔ (楊澄甫 1883 – 1936) la corrigea et la standardisa en « grande forme » pour la distinguer de la « petite forme » enseignée par son oncle Yáng Bānhóu (杨班侯 1837 – 1892). La forme de Yáng Chéngfǔ devint la plus pratiquée.

Le style Yáng développé à partir de la « forme ancienne » (laojia) possède un rythme égal et lent, sans interruption. Les mouvements sont simples et directs et le déplacement de l’énergie est circulaire. Les mouvements spiralés typiques du style Chén originel sont ici « cachés ». La respiration est naturelle et continue. Les postures sont amples et détendues, simples et précises dans leurs structures. Le corps est aligné et maintient sa verticalité. Les mouvements sont harmonieux et montrent un juste équilibre entre force et souplesse. L’esprit est léger, le corps est pesant. On parvient à la douceur grâce au relâchement (Fàng sōng : 放松). En accumulant la douceur, on développe la dureté, puis douceur et dureté s’engendrent mutuellement. Les positions peuvent être plus ou moins basses en fonction de l’âge ou de la condition physique.

Yáng Chéngfǔ déclara un jour : « Le Tàijí Quán est l’art de développer la dureté au sein de la souplesse, comme une aiguille dissimulée dans du coton. Les postures doivent être centrées dans l’axe, arrondies et pleines, paisibles et fermes, détendues et tranquilles ; les mouvements sont légers, vifs et circulaires constituant ainsi un exercice complet et merveilleux ».

Yáng Chéngfǔ était doté d’une carrure impressionnante. Son adresse en poussées des mains étaient remarquablement subtiles. Ainsi, son art de la neutralisation de la force adverse et du fajin était inégalé dans son temps. Lorsque l’on touchait son bras, celui-ci avait la douceur du coton mais semblait contenir une barre de fer. En bougeant très peu, il pouvait agir sur une longue distance et relâcher l’énergie extrêmement rapidement. A chaque fois que l’on recevait son énergie, avant même de percevoir son mouvement, on était soulevé et projeté dans les airs. Pour ces raisons, ses élèves appréciaient son art et éprouvaient un grand plaisir à suivre son enseignement.

Sources : https://fr.wikipedia.org/wiki/Tai-chi-chuan

https://fr.wikipedia.org/wiki/Yang_Luchan

https://fr.wikipedia.org/wiki/Yang_Chengfu

Livre : Fu Zhongwen – Maîtriser le style Yang de Taiji Quan

Livre : José Carmona : Le Taiji Quan des origines

Émission “La voie des Maîtres” de Ghyslain Kuehn

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