LE LÉGENDAIRE WANG LANG (王朗)

Wáng Lǎng était un fervent patriote qui avait à cœur de contribuer à la restauration de la dynastie Ming, tombée en 1644 à la suite de l’invasion Mandchoue qui porta la dynastie Qing au pouvoir.
Réalisant l’importance d’être en capacité de se défendre, il intégra le principal monastère de Shaolin au pied de la montagne Song, dont l’abbé était l’un de ses vieil ami et frère d’arme.
Il semble cependant plus probable que Wáng Lǎng ait entrepris un long voyage initiatique pour échapper aux persécutions des autorités, sachant que la cours espionnait les alentours des monastères devenus au fil du temps des postes de rébellion.
Son voyage lui aurait permis d’apprendre non moins de dix-sept styles de kung-fu différents !
Certains textes prétendent que lorsque l’Empereur Kangxi ordonna la destruction du temple de Shaolin, Wáng Lǎng réussit à s’échapper avec d’autres moines et l’abbé. Ils construiraient plus tard un nouveau monastère au pied du Laoshan, dans le Shandong.
D’autre sources indiquent, contrairement à ce qui précède, que Wáng Lǎng était déjà un épéiste aguerri et un combattant courageux avant son entrée au monastère, et qu’il aurait appris les fameux dix-sept styles de kung-fu auprès de différents maîtres après la destruction de celui-ci.
Quoi qu’il en soit, toutes les versions s’accordent à dire que le périple de Wáng Lǎng dans tout le Nord de la Chine prit fin au monastère du Mont Lao, dans sa province d’origine.
LA CREATION DU TANG LANG QUAN
Il existe une multitude de versions plus ou moins romancées décrivant la création du Tang Lang Quan, mais elles sont toutes d’accord pour dire que Wáng Lǎng aurait trouvé l’inspiration en observant le combat entre une mante religieuse et une cigale.
Au monastère du Mont Lao, Wáng Lǎng avait pour habitude de s’entraîner avec l’abbé, son ami et « grand frère » d’arme, contre lequel il ne faisait malheureusement qu’enchaîner les défaites.
Le moment arriva où l’abbé décida de partir en voyage afin de perfectionner sa pratique des arts martiaux et confia les reines du monastère à Wáng Lǎng. Celui-ci, dépité à l’idée de voir son ami revenir encore plus fort, commença à s’entraîner quotidiennement dans une clairière voisine.
Un jour, alors qu’il faisait une pause à l’ombre d’un arbre, il fut interpelé par des stridulations d’insectes. C’est alors qu’il vit une mante religieuse malmener une cigale plus grosse qu’elle. Il s’empara d’une brindille afin de libérer l’insecte en détresse, mais constata avec étonnement que la mante était prête à en découdre pour préserver sa prise. Fasciné par tant de combativité, il la captura afin d’étudier ses réactions, la taquinant avec une brindille. Après une longue période d’observation de ses mouvements d’attaque et de défense, il codifia douze attitudes qu’il appela « mots clés« , qui constituent encore aujourd’hui la base de tous les styles de Tang Lang.
LES PAS DU SINGE
Wáng Lǎng réalisa très vite qu’il lui serait difficile de coordonner les mouvements rapides et vigoureux de ses bras avec son jeu de jambes.
Cette fois encore, son goût pour l’observation de la nature lui vint en aide, lorsqu’il tomba sur un groupe de singes jouant, courant et sautant dans tous les sens avec une grande agilité.
Il combina ainsi les techniques de bras de la mante avec les pas du singe, pour constituer le système rapide et efficace qui caractérise le Tang Lang Quan que nous connaissons.
Lorsque son « grand frère » d’arme revint quelques années plus tard, les deux compères reprirent leurs habitudes d’entraînement. Malgré ses progrès considérables, l’abbé dût abandonner le combat face à la supériorité des nouvelles techniques de son cadet.
Wáng Lǎng passa les années suivantes à perfectionner sa boxe au monastère, avec l’aide de son ainé.
Sources : https://fr.wikipedia.org/wiki/Mante_religieuse_(art_martial)
Livre : Claudio Fabbricatore – Qi Xing Tang Lang Quan – Mantide religiosa delle sette stelle

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